À la rencontre de nos étudiants : Sylvia, en formation ASS

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Dans le cadre de sa Journée Portes Ouvertes le samedi 26 janvier 2019, l’IRTS Poitou-Charentes vous propose d’aller à la rencontre de ses étudiants.
Tous les jeudis, un interview d’une ou d’un étudiant(e) sera publié sur le site internet pour vous permettre de découvrir son parcours, sa formation et ses ressentis.

Cette semaine est consacrée à la formation Assistant de Service Social, avec l’interview de Sylvia, 36 ans, en 3ème année.

Sylvia, en formation Assistant de Service Social (ASS) - IRTS Poitou-Charentes 2019

Quel est ton parcours ?

J’ai fait des études de sociologie à la fac, j’ai obtenu un Master 2 Sciences des Organisations et des Institutions. J’ai toujours été intéressée par le fonctionnement de la société, comment les populations s’organisent pour agir sur leur environnement, pour vivre ensemble, co-exister… Mais ça a toujours été d’un point de vue global, pas spécifique à l’individu lui-même.
Après ce master, j’ai fait une licence en Ressources Humaines car j’avais besoin de me rapprocher des gens mais ça ne m’a pas convenu. Et je suis donc arrivée à l’IRTS en 2016 pour faire une formation d’Assistant de Service Social. Je le vois comme une suite logique de mes questionnements, des études que j’ai faites. J’ai également travaillé notamment en tant que chargé de clientèle dans un centre d’appel, responsable d’équipe dans un hôtel, j’ai travaillé dans le développement durable au Gabon.

 

Qu’est-ce qui t’as donné envie de t’engager dans un métier du social ?

En fait, je n’ai pas de point de départ en particulier. C’est un intérêt que j’ai toujours eu.
Je pense que ça vient de mon père qui est journaliste, et qui m’a très tôt amené dans son univers et son métier : le fait de s’intéresser aux gens, de leur poser des questions, de leur laisser la possibilité de s’exprimer. Celui de laisser la place au gens et leur permettre de devenir acteur de leur vie.
C’est pour cette raison que le travail social m’a toujours attiré. Par le biais de l’accompagnement social, j’aide des personnes qui n’ont pas toujours droit à la parole à s’exprimer et surtout je les aide à prendre les rênes de leur vie alors que la société aurait tendance à les enfermer dans des catégorie.

 

Pourquoi ce métier en particulier et pas un autre ?

Je ne connaissais pas les autres ! Je ne connaissais pas tous les métiers du social avant d’arriver à l’IRTS. Le seul métier que je connaissais de ce type-là, c’est Assistant de Service Social.
Quand j’ai décidé de rentrer à l’IRTS, je me suis intéressée aux autres formations en regardant le site internet, mais j’avais du mal à comprendre tout ce que ces métiers représentaient. Quand on ne connait pas les métiers, c’est difficile de se faire une idée. Finalement, j’avais déjà fait mon choix et je n’ai pas trop cherché à savoir ce qu’il y avait autour.
Même au niveau de la formation d’Assistant de Service Social, je n’ai pas toujours recherché toutes les informations. Je me suis inscrite une 1ère fois en 2012 mais j’ai décidé de ne pas me présenter à l’oral car les possibilités de financement de la formation étaient encore trop confuses pour moi. J’ai préféré attendre d’être sure de connaître toutes les possibilités de financement avant de poursuivre.

 

Aurais-tu une expérience marquante que tu as vécue pendant ta formation à nous partager ?

Il y en a beaucoup, quand même. Je dirai l’expérience de la semaine d’expression en 1ère année. C’est une semaine un peu loin de tout, puisqu’elle a lieu hors site de l’IRTS et qui nous permet de se recentrer sur nous. On travaille en groupe autour d’ateliers artistiques (théâtre, dessin, vidéo, danse,…) pour réaliser une scénette que l’on présente à toute la promotion. Le but c’est d’apprendre à travailler en groupe, à se connaitre et à oser s’exprimer. C’était loin des cours théoriques, loin de la pratique sur les stages. On était dans autre chose, dans l’introspection. C’était une semaine forte en émotions qui m’a beaucoup marqué car il y avait des vrais moments de joie. Le jour de la représentation, il y a avait beaucoup de pleurs dans la salle, mais ce n’était que de la joie.
La formation en général est marquante. Déjà, c’est compliqué, en termes de rythme. Ça s’accélère encore plus en 3ème année même si les 2 premières années ça va. Mais ça bouscule à l’intérieur de nous. En arrivant, j’avais des difficultés au début à parler de moi, de mes ressentis. Au final ça se fait tout seul : on rencontre des moments, des d’expériences, des personnes, qui nous ramènent à nous et ça remue. À un moment donné, on est bien obligé de parler de ça.

 

Dans quel secteur aimerais-tu travailler après ton diplôme ?

Alors, je sais ce que je ne veux pas faire tout de suite. Pendant les 3 ans de formation, on se rend compte de nos difficultés et de ce sur quoi on doit travailler. En fait, je ne suis pas fermée à des domaines en particulier mais je sais maintenant ce sur quoi je dois travailler encore, avant de travailler avec certains publics. Pour moi, c’est la protection de l’enfance. Je suis maman d’un petit garçon de 10 ans et j’ai encore du mal à mettre de la distance quand il s’agit de l’enfance. Je suis aussi très sensible à ce qui est agression physique, que ce soit adulte ou enfant. Je ne me sens pas encore prête à accompagner ce type de public.
Actuellement, pour mon stage de 3ème année, je travaille avec les migrants, et j’aime beaucoup travailler avec ce public. Je pense qu’on va aussi vers les publics vers lesquels on a certaines facilités. Du fait de mes origines étrangères (je viens du Gabon), travailler avec un public migrant c’est assez facile. Je ne saurai pas expliquer pourquoi, c’est peut-être une question de code, en tout cas c’est un public qui m’intéresse.
Pour la suite, j’ai aussi le projet de développer certains projets dans mon pays d’origine, en utilisant les outils que j’ai appris en formation. Je suis déjà en train de travailler sur un projet d’association !

 

As-tu un conseil à donner aux personnes qui souhaiteraient faire ce métier ?

Je dirai surtout de ne pas hésiter si on est intéressé par le métier. Il n’y a qu’en essayant qu’on sait si on est fait pour ça. C’est pas si effrayant de devenir Assistant de Service Social. On associe ce métier à la misère, à la tristesse, à la précarité. Ce sont juste des termes qui sont donnés. Derrière il y a des êtres humains et les êtres humains ne véhiculent pas que de la tristesse : il y aussi beaucoup de joie, de rires, de moments conviviaux.

Alors je conseille aux gens de ne pas hésiter s’ils sont intéressés, c’est génial. Ça remue, mais c’est génial.

 

Pour rencontrer les étudiants et formateurs de l’IRTS, rendez-vous à la Journée Portes Ouvertes samedi 26 janvier 2019 de 10 h à 16 h.
Cliquez ici pour plus d’information.

 

 

Devenir Assistant(e) de Service Social

Professionnel(le) du travail social, l’Assistant de Service Social mène des interventions sociales, individuelles ou collectives, en vue d’améliorer par une approche globale et d’accompagnement  social les conditions de vie des personnes et des familles. La formation d’Assistant de Service Social dure 3 ans et prépare à un diplôme de niveau II. Elle est accessible à Poitiers.
Pour en savoir plus, consultez la page dédiée.

 

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