Retour sur la semaine transversale « Communication »

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Comment communiquer quand il y a  absence de moyens habituels de communication, un handicap physique ou sensoriel ? Quels outils utiliser ? Les étudiants de 2ème année Assistant de Service Social, Éducateur de Jeunes Enfants, Éducateur Spécialisé et Éducateur Technique Spécialisé ont tenté de répondre à ces questions par l’expérimentation, une mise en situation en ville, tantôt dans le rôle de la personne en situation de handicap, tantôt en tant qu’accompagnateur.

 

Le handicap physique, la cécité, le mutisme ou la surdicécité modifient nos façons de communiquer avec notre environnement. Mardi et mercredi matin, les étudiants se sont donc mis en situation, équipés de bandeaux, casques anti-bruit et fauteuils roulants. Ils ont chacun expérimenté le rôle de l’accompagnateur et celui de l’accompagné pour marcher en ville, faire des achats, prendre le bus ou tout simplement prendre son repas.
Cette expérience leur a permis de réaliser les difficultés que rencontrent les personnes qu’ils seront amenées à accompagner et d’évaluer les moyens de communication à mettre en place.

 

Les étudiants se mettent en situation de handicap physique : départ en ville.

 

Sentiment d’isolement voire d’exclusion, de dépendance, de frustration, impression de ne pas être compris, espaces urbains pas forcément adaptés,…
L’après-midi, les groupes font tour à tour part de leurs ressentis et les avis convergent.
« On est allé commander un café, et j’ai fait signe à la personne que je ne pouvais pas parler et elle s’est uniquement adressée aux autres, comme si je n’existais pas » témoigne une étudiante au sujet du mutisme.
Les notions de temps et d’espace sont perçues différemment. « J’ai marché 10 minutes et ça m’a paru 30 minutes » relate une personne d’un groupe au sujet de la cécité.
La confiance en l’accompagnateur apparait ainsi comme un facteur essentiel pour comprendre son environnement et se l’approprier.

 

Situation de surdicécité avec un accompagnateur à la gare de Potiers

 

À l’issue des témoignages, Hugues Allonneau, intervenant AMP/ETS de formation au Pôle Enfants de l’APSA et puis au CREZAM (Centre de Ressources National pour enfants et adultes Sourdaveugles et Sourds-Malvoyants), Stephanie Bonmati, ergothérapeute, Christelle Fradin, ergothérapeute et Claire Trossais, psychomotricienne, reprennent les ressentis des étudiants et leur donnent des outils. « Le sentiment de frustration que l’on ressent quand on est accompagné, il faudra s’en rappeler quand on sera accompagnateur. On a des fois du mal à comprendre pourquoi une personne en situation de handicap s’énerve ou s’isole. Il faut donc se demander si elle a bien toutes les informations nécessaires » rappelle Hugues Allonneau.

 

Situation de cécité avec 2 accompagnateurs à la gare de Poitiers

 

Tous les étudiants l’ont bien compris, « c’est à l’accompagnateur de veiller à ce que l’environnement soit facilitant. »


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